- Protéger la ressource en eau
- Réinventer le cycle des déchets
- La protection du littoral
- Eau : des ressources alternatives
- Eau pour tous
- Industriels : comment réduire les impacts sur l'environnement
- Dépollution de site – Terres polluées
Eau
Déchets
A partir de quelle matière recyclée nos pulls polaires sont-ils fabriqués ?
Bouteilles plastiques, appelées communément PET.
Aquassistance est une organisation proche de SUEZ ENVIRONNEMENT : Quel est son statut, quel rôle joue t'elle concrètement ?
SUEZ ENVIRONNEMENT soutient Aquassistance depuis sa création en 1994. Cette ONG permet à nos collaborateurs de s’engager bénévolement aux cotés de citoyens du monde en détresse.
Aquassistance, qui compte aujourd’hui 650 membres, constitue une force de mobilisation pour les situations d’urgence et en faveur de l’aide au développement . Son efficacité est reconnue : l’association a ainsi réalisé, depuis sa création, près de 150 actions de secours d’urgence, d’aide au développement et de réhabilitation. Elle mène une soixantaine de projets de développement et mobilise, pour ce faire, plus d'une centaine de bénévoles par année. Les volontaires utilisent leur temps libre (retraite, congés) pour apporter leur expertise à la conception et la mise en place de systèmes de distribution d’eau potable et d’assainissement et forment les populations locales à l’exploitation et à la maintenance de ces installations. L’association mène également des campagnes d’information et de sensibilisation des populations à l’hygiène et à la préservation des ressources en eau.
Elle stocke, entretient et prépare dans son « magasin humanitaire » situé à Nanterre, les matériels et équipements nécessaires à ses interventions (unité mobiles de traitement d’eau, pompes, etc…).
Un point très important pour nous, Aquassistance n’intervient que sur des projets totalement indépendants du développement commercial de SUEZ ENVIRONNEMENT.
Combien d'années la nature met-elle à dégrader un chewing-gum ?
50 ans.
Combien de planètes faudrait-il si toute l'humanité consommait comme nous le faisons ?
3 planètes - contre 0,45 planète pour la moyenne africaine. Nous consommons plus de nourriture donc nous produisons plus de déchets. Nous consommons également plus d'énergie et d'eau.
Des gestes simples peuvent aider à éviter le sur-emballages ou l'abus de sacs plastiques, utiliser moins nos voitures, limiter le gaspillage d'eau et de nourriture.
Combien un français produit-il de déchets par jour ?
1 kg. Avec l'augmentation de la consommation et de la population, la concentration des familles dans les villes, ces déchets sont devenus à la fois plus nombreux (2% de plus par an) et plus diversifiés.
Combien une usine d'incinération, qui traite 250 000 tonnes de déchets par an, alimente-t-elle de foyers en électricité ?
19 000 foyers.Une usine qui traite 250 000 tonnes de déchets par an produit 115 000 MWh, ce qui permet d'alimenter 19 000 foyers en électricité, soit une ville de 60 000 à 80 000 habitants.
Comment élimine-t-on les mauvaises odeurs des centres de stockage des déchets (décharges) ?
Du biogaz. En fermentant, les déchets produisent du gaz, majoritairement composé du méthane appelé biogaz, collecté et utilisé pour produire de l'énergie (chaleur ou électricité). L'eau de pluie, ruisselant sur les déchets, produit un liquide appelé lixiviat, qui est collecté et traité en station d'épuration.
De combien l'incinération réduit-elle la masse de déchets ?
70%. Le résidu obtenu par la combustion des déchets, le mâchefer, est récupéré pour être utilisé en génie civil (construction de routes, principalement).
Le Partenariat Public Privé est-il pour vous le meilleur modèle ? Est-il applicable partout ?
Le Partenariat Public Privé n’est pas un « modèle », mais un concept flexible qui recouvre des formes contractuelles variées ; chacune d’entre elles a son propre domaine de pertinence, et toutes ne sont pas applicables partout.
Mais pour nous, une vertu essentielle d’un PPP est de reposer sur un contrat d’objectifs entre l’autorité publique responsable et un opérateur qui met à disposition son savoir faire, en fixant clairement les rôles et responsabilités de chacun.
Les compétences technologiques des opérateurs privés, les solutions innovantes qu’ils peuvent apporter, notamment dans des contextes géographiques ou démographiques complexes, leur culture de la relation client, sont des gages d’efficacité et de qualité aussi bien pour la puissance publique que pour les consommateurs finaux.
Pour toutes ces raisons, nous pensons que le Partenariat Public Privé devrait se développer dans les prochaines années. En effet, moins de 10% du service public d’eau dans le monde est délégué complètement ou en partie aux opérateurs privés . Les défis sont tels , en particulier dans les pays du Sud confrontés à l’explosion démographique et urbaine, que seule une conjugaison des énergies et des compétences des acteurs publics et privés permettra de les relever.
Les entreprises privées sont-elles propriétaires d'un bien aussi indispensable que l'eau ?
Nous ne sommes pas propriétaires de l’eau que nous distribuons. L’eau du milieu naturel, qu’il s’agisse des lacs, des rivières ou des nappes phréatiques, est une ressource renouvelable qui n’appartient à personne : l’eau n’est pas une marchandise, mais un bien commun. De même, avoir accès à l’eau potable et à l’assainissement des eaux usées est un droit fondamental pour tout être humain.
Notre rôle est autre. Pour que les consommateurs aient accès à l’eau potable, il faut que soit mis en place un service public de l’eau c’est à dire un ensemble d’activités, de services, qui vont prélever l’eau dans la nature, la traiter pour la rendre consommable, la transporter jusqu’au domicile des consommateurs, puis récupérer les eaux usées et les épurer avant de les restituer au milieu naturel. Ce service public de l’eau, qui demande notamment des investissements importants, une grande expertise technologique, une recherche permanente de la qualité, peut être géré directement par l’autorité publique (sous forme d’une régie municipale par exemple) ou bien délégué à des opérateurs privés. C’est dans ce dernier cadre que nous intervenons.
Lorsque vous avez signé un partenariat avec une collectivité publique, celle-ci reste-t-elle maître du jeu ?
Le partenariat entre une collectivité publique et un opérateur privé, quels que soient son objet et son contenu, ne substitue aucunement l’acteur privé à la personne publique.
La puissance publique reste la seule décisionnaire sur les modalités du service et les arbitrages sociaux qu’il peut impliquer. Elle est ainsi la seule compétente pour fixer la structure tarifaire et ses règles d’évolution dans le cadre du contrat ; elle définit les priorités en matière d’amélioration du service, les zones d’opérations ainsi que les modalités de contrôle.
Enfin, dans le cadre d’un contrat de gestion déléguée, la propriété des infrastructures reste entre les mains des autorités publiques.
On accuse souvent les acteurs privés de l'eau de ne pas être assez transparents voire de manquer de rigueur éthique. Qu'avez-vous fait récemment dans ce domaine ?
Nous sommes extrêmement vigilants sur tout ce qui touche à l’éthique. Nous suivons scrupuleusement la Charte Ethique du Groupe SUEZ qui détermine précisément ce qui est et n’est pas acceptable en termes de comportements commerciaux, , relationnels ... De plus, nous avons mis en place un réseau de déontologues en charge de veiller à ce que SUEZ Environnement et chacune de ses filiales soient irréprochables en matière d’éthique.
La grande majorité des appels d’offres internationaux auxquels nous participons s’exerce dans un cadre extrêmement régulé avec des règles très strictes que nous appliquons avec la plus grande rigueur. La transparence des opérateurs de services publics est une exigence forte de citoyens, et nous nous efforçons de la pratiquer de mieux en mieux :
- en donnant au public l’accès aux textes des contrats lorsque les réglementations nous permettent de le faire.
- en prenant des initiatives visant à mieux rendre compte de nos activités, par exemple en uniformisant nos indicateurs de performance avec les autres opérateurs.
Par combien le volume des emballages ménagers peut-il être divisé grâce à la poubelle Cyclabelle, inventée par SITA France ?
Par 4, grâce à un système de compaction automatique qui réduit le volume des emballages, ce qui permet également de réduire le nombre de passages des camions de collecte et de mieux protéger l'environnement.
Pour certains, la concession constitue une vraie main mise à moyen et long termes sur l'exploitation de l'eau. Qu'en pensez-vous ?
Tout d’abord, cette accusation ne correspond pas à la réalité. En effet, par un contrat de concession qui porte sur une période de 12 à 30 ans, la personne publique délègue essentiellement à l’acteur privé la responsabilité opérationnelle et la réalisation des nouveaux ouvrages. Le contrat fixe notamment les règles d’évolution du tarif de l’eau.
De plus, la personne publique formule, à travers le contrat, des objectifs de planification à long terme, et elle exerce tout au long de la concession un contrôle des actions menées par l’opérateur privé. Les infrastructures lui sont restituées intégralement en fin de contrat. Enfin, si elle n’est pas satisfaite de la prestation de l’acteur privé, elle peut y mettre fin dans le respect des clauses contractuelles.
D’autre part, il ne faut pas réduire le Partenariat Public Privé au seul modèle concessif. Il y a en effet différents degrés d’intervention de l’entreprise privée : assistance à la gestion ou contrat d’opération et maintenance, construction et exploitation d’installations techniques, etc….
SUEZ Environnement a l’expérience de types diversifiés de contrats : assistance à la gestion à Mexico ou Amman, contrat d’opération & maintenance à Indianapolis, affermage comme à Paris Rive Gauche.
Qu'est-ce que le Diester ?
Un biocarburant au colza mélangé à du gasoil à l'hauteur de 30%. Le Diester réduit de 25% les émissions de gaz à effet de serre. SITA, filiale de SUEZ Environnement, développe l'utilisation de ce biocarburant pour ses camions de collecte.
Qu'est-ce qui compose la plus grande part de nos poubelles ?
Les emballages (32%). Nos poubelles contiennent de plus en plus d'emballages et de moins en moins de matières organiques (légumes, plantes, etc.).
Que faîtes-vous chez SUEZ ENVIRONNEMENT pour analyser et améliorer les impacts sociaux et environnementaux de vos activités ?
Chez SUEZ ENVIRONNEMENT, nous sommes convaincus que notre responsabilité doit s’exercer pleinement en matière sociale et environnementale. Cet engagement, par souci de cohérence et d’efficacité, doit se déployer concrètement à tous les niveaux de l’entreprise.
C’est pour guider cette action que nous avons développé une « feuille de route » (Road Map) construite à partir des grands enjeux du développement durable. Cette « feuille de route » comporte 52 engagements assortis d’objectifs concrets à atteindre à l’horizon 2011. Les progrès accomplis seront mesurés au moyen de plus de 100 indicateurs. Chacune de nos filiales doit adapter cette « Road Map » en fonction de ses enjeux spécifiques.
Nous nous plaçons aussi régulièrement sous le regard d’un comité indépendant d’experts, le FAC (Foresight Advisory Council), qui réunit des élus, des universitaires , des membres d’ONG ou d’autres grandes entreprises. Ces experts examinent, lors de deux sessions annuelles, la plupart de nos grands projets, plan stratégique de l’entreprise inclus. Leurs remarques nous font progresser dans la prise en compte des impacts de nos activités et dans l’élaboration des réponses que nous pouvons y apporter.
Nous encourageons également les initiatives individuelles de nos collaborateurs. Nous soutenons par exemple Aquassistance, une ONG qui rassemble des salariés de SUEZ ENVIRONNEMENT, qui offrent bénévolement leur temps libre (retraite ou congés), et mettent leur savoir-faire au service de projets de développement ou apportent une aide d’urgence en situation de crise comme lors du tsunami en Asie.
Que répondez-vous à certains de vos opposants qui affirment que la gestion publique de l'eau permet de faire payer moins cher le prix du service de l'eau ?
La comparaison du prix de l’eau entre gestion publique et gestion déléguée n’a pas de sens à l’échelle d’un pays. Chaque situation locale est différente : l’eau peut être abondante et accessible, elle peut aussi être rare et de mauvaise qualité. Par ailleurs il faut comparer soigneusement les systèmes tarifaires, les coûts supportés par les contribuables et ceux qui sont réglés directement par les usagers… C’est un débat complexe.
Divers exemples montrent qu’aussi bien dans les pays très développés que dans les pays émergents, cette critique à l’encontre du privé n’est pas justifiée.
En Bolivie, par exemple, l’étude comparative menée en 2004 par l’institution publique de régulation du service de l’eau a indiqué que notre filiale, Aguas del Illimani, pratique le prix du m3 d’eau potable aux clients domestiques le moins élevé des grandes villes du pays, alors que tous les autres opérateurs sont des sociétés publiques ou des coopératives.
De même, à Buenos Aires, le prix pratiqué par Aguas Argentinas était l’un des plus faibles des grandes villes d’Amérique Latine.
Aux Etats-Unis, on a constaté que les Partenariats Public-Privé entre les municipalités et les entreprises peuvent faire économiser entre 10% et 40% par rapport à la gestion exclusivement municipale. Ces économies sont réalisées grâce à des économies d’échelle, à une maîtrise efficace des coûts, à l’innovation et à des pratiques saines de gestion des actifs.
En France, où la gestion par le secteur privé concerne les ¾ de la population, le prix moyen de l’eau est inférieur à d’autres pays européens où la gestion publique est dominante.
Enfin, il faut reconnaître que le recours à l’opérateur privé est plus fréquent dans les collectivités confrontées à des difficultés telles que rareté ou vulnérabilité des ressources, complexité des systèmes à gérer, ou encore retards d’équipement imposant des programmes d’investissement importants.
Quelle est la différence entre recyclage et valorisation ?
Le recyclage est la fabrication d'une nouvelle matière à partir d'une matière existante déjà utilisée. Par exemple, à partir de flacons plastiques de produits ménagers ou d'hygiène (lessive, shampoing, etc.) on peut fabriquer des meubles de jardin.
La valorisation est la transformation des déchets en une nouvelle ressource (comme l'énergie ou l'engrais). Par exemple, les déchets brûlés en usines d'incinération sont transformés en énergie (électricité ou chaleur).
Quelle est votre position vis-à-vis des Objectifs du Millénaire de l'ONU qui visent à diminuer le nombre de citoyens du monde n'ayant pas accès à une eau sûre ?
Nous adhérons à l’objectif de réduire de moitié à l’horizon 2015 le nombre de personnes n’ayant pas accès à une eau saine et ne disposant pas d’un service sanitaire de base. Lorsque nous sommes appelés dans les Pays en développement , nous considérons que notre rôle est de contribuer à sa réalisation. Ainsi, notre programme « Eau pour Tous » (Water for all) a permis à plusieurs millions de personnes parmi les plus démunies d’avoir accès à l’eau potable à Buenos Aires, Johannesburg, Casablanca, Manille , La Paz… Ces projets ont été développés avec les gouvernements locaux et les agences de coopération internationale. En 2004, le PNUD -Programme des Nations Unies pour le Développement- a souhaité distinguer notre programme en lui attribuant le « World Business Award in support of the Millenium Development Goals ».
Bien que modeste à l’échelle du problème mondial et certainement perfectible, cette contribution montre que les objectifs du millénaire peuvent être atteints, voire améliorés, lorsque se mobilisent et agissent ensemble les autorités publiques, les communautés et les opérateurs privés. Nos collaborateurs, mobilisés sur le terrain, sont fiers de ces réalisations.
Quelles matières sont recyclables à l'infini ?
Le verre, l'aluminium et l'acier.
Si l'eau n'est pas une marchandise, si l'accès à une eau potable est un droit fondamental, alors pourquoi la faire payer ?
Le service de l’eau a un coût : il faut de l’argent pour réaliser les investissements nécessaires au traitement et à la distribution de l’eau, et pour assurer le fonctionnement du service.
Ce sont les autorités publiques qui choisissent les moyens dont elles se dotent pour couvrir ce coût : paiement du service directement par les usagers, paiement au travers de l’impôt que paie chaque contribuable, ou combinaison des deux. Par ailleurs, certains pays peuvent bénéficier de subventions fournies par les mécanismes des aides internationales.
Faire payer le prix de l’eau nous semble être une nécessité pour éviter le gaspillage et la dégradation du patrimoine ; mais ceci n’implique pas que tout le monde paie le même prix. Pour tenir compte des différences dans les capacités des usagers à payer l’eau, les autorités responsables peuvent, selon les lois en vigueur, faire appel à la tarification solidaire (péréquation) et/ou, lorsque nécessaire, à des aides des collectivités publiques (subventions).
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