L’attention des actionnaires est attirée sur le fait que le présent exposé est un résumé du régime fiscal actuellement en vigueur. Il n’a pas vocation à constituer une analyse complète de l’ensemble des conséquences fiscales susceptibles de s’appliquer à un actionnaire. Il est recommandé aux actionnaires de se rapprocher de leur conseiller fiscal habituel afin d’étudier avec lui leur situation particulière.
Les dispositions suivantes présentent les principales conséquences fiscales applicables aux personnes physiques qui détiennent des titres dans leur patrimoine privé et ne réalisent pas d’opérations de bourse à titre habituel.
Par « Fiscalité des actions en France », on entend « Actionnaires personnes physiques résidents fiscaux en France ».
Hors Plan d’Epargne en Actions, les actionnaires ont le choix entre deux régimes d’imposition des dividendes :
Ce régime général s’applique à défaut d’option pour le Prélèvement Forfaitaire Libératoire.
En application des dispositions de l’article 158 3-2° à 5° du Code Général des Impôts, les dividendes bénéficient, en premier lieu, d’un abattement annuel non plafonné de 40 % sur le montant brut des dividendes (ci-après appelé « la Réfaction de 40 % »). En second lieu, ils bénéficient d’un abattement fixe annuel après la réfaction de 40 %. Cet abattement est de 3 050 € pour les couples mariés et les partenaires d’un Pacte Civil de Solidarité faisant l’objet d’une imposition commune, et de 1 525 € pour les contribuables célibataires, veufs, divorcés ou mariés et imposés séparément (l’ «Abattement Fixe Annuel»).
En revanche, à compter des revenus perçus au titre de l’exercice 2010, le contribuable ne bénéficie plus du crédit d’impôt égal à 50 % du montant du dividende perçu (plafonné à 115 € par célibataires, veufs, divorcés ou mariés et imposés séparément / 230 € pour les couples mariés et les partenaires d’un Pacte Civil de Solidarité faisant l’objet d’une imposition commune).
Le crédit d’impôt est imputable sur l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année de perception des dividendes. Si son montant est supérieur à l’impôt dû, l’excédent est restituable sous réserve d’être au moins égal à 8 €.
Par ailleurs, le montant brut des dividendes perçus (avant application des abattements), est soumis aux cinq prélèvements sociaux dûs au titre des revenus du patrimoine et dont le total s’élève à 13,5 % :
Sur option exercée au plus tard lors de l’encaissement des dividendes, les actionnaires peuvent opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) et être assujettis à un prélèvement libératoire au taux de 21 % sur le montant brut des dividendes reçus à compter du 1er octobre 2011 (19 % jusqu’au 30 septembre 2011).
En outre, les dividendes assujettis au PFL sont soumis aux cinq prélèvements sociaux à la source dont le total s’élève à 13,5 % pour les produits perçus à compter du 1er octobre 2011 (la CSG n’est alors pas déductible du revenu imposable).
Ainsi, le taux d’imposition global en cas d’option pour le prélèvement libératoire s’élève à 34,5 % du montant brut des dividendes.
A noter !
A compter du 1er janvier 2011, les plus valus de cession d’actions sont désormais taxables à l’IR comme aux prélèvements sociaux quel que soit le montant des cessions réalisés durant l’année par le foyer fiscal (suppression du seuil d’imposition tant pour l’IR que pour les prélèvements sociaux)
Ainsi, dès le premier euro de cession, l’ensemble des plus-valus réalisées sera imposé au taux global d’imposition de 34,5 % (i.e impôt sur le revenu passant de 19 % à 21 % + prélèvements sociaux de 13,5 %)
Les moins-values de cessions subies depuis le 1er janvier 2002 peuvent être déduites des plus-values de même nature réalisées au cours de l’année de cession ou des dix années suivantes.
Cette possibilité est désormais ouverte dès le premier euro de cession pour les moins-values nettes constatées à partir de 2011.
Les actions de la Société constituent des actifs éligibles au PEA. Dans le cadre d’un PEA, l’avantage fiscal est acquis dès la 5ème année (pour une durée normale de plan de 8 ans). Le plafond de versement au PEA est de 132 000 € (264000 € pour un couple).
Sous certaines conditions, le PEA ouvre droit :
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Conséquences fiscales selon la date du retrait ou rachat |
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Avant 2 ans |
Entre 2 et 5 ans |
Entre 5 et 8 ans |
Après 8 ans (1) |
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Gain net : - imposable à l’IR, en cas de dépassement du seuil de taxation des plus-values sur valeurs mobilières (2) ; |
Gain net totalement exonéré d’IR, mais soumis à 13,5 % prélèvements sociaux | ||
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Taux d’imposition : 22,5 % |
Taux d’imposition : 21 % |
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Les moins-values réalisées sur des actions détenues dans le cadre du PEA ne sont en principe imputables que sur des plus-values réalisées dans le même cadre. Toutefois, en cas de clôture anticipée du PEA avant l’expiration de la cinquième année (ou sous certaines conditions en cas de clôture du PEA après la 5ème année), les moins-values éventuellement constatées peuvent être imputées sur les gains de même nature réalisées hors du plan (sur un compte titre ordinaire) au titre de l’année de clôture ou sur les dix années suivantes.
A noter !
Les actions de la Société détenues par les personnes physiques dans le cadre de leur patrimoine privé doivent, le cas échéant, être intégrées dans le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
La valeur à déclarer est, au choix, le dernier cours de Bourse au 30 décembre 2011 (8,901 €) ou la moyenne des 30 derniers cours de Bourse de l’année civile (xx.xx €).
Les dotations ou successions d’actions doivent suivre la loi française. Pour rappel, les dotations bénéficient d’une exonération de droits tous les 6 ans, dans la limite, pour chaque parent, grand-parent ou arrière grand-parent, de 151 950 € par enfant, 30 390 € par petit-enfant et 5 065 € par arrière petit-enfant.
En application de l’article 115-2 du Code Général des Impôts, l’attribution gratuite par SUEZ des actions de la Société (ou, le cas échéant, des droits d’attribution d’actions de la Société formant rompus) à ses actionnaires personnes physiques n’est pas considérée comme une distribution de revenus mobiliers.
Le bénéfice de ces dispositions de faveur n’est subordonné à aucune condition pour l’actionnaire personne physique résidant en France.
Il est rappelé que le prix de revient fiscal des actions de la Société (ou des droits d’attribution d’actions de la Société formant rompus) reçues dans le cadre de l’Apport-Distribution est égal à zéro.