Cette directive-cadre sur l’eau vise à restaurer la qualité des eaux souterraines et de surface d’ici 2015.
Afin d’atteindre cet objectif, la directive-cadre Eau impose aux États membres :
Par ailleurs, cette directive consolide le principe de « pollueur-payeur » dans le domaine de la gestion des eaux : les responsables de dommages environnementaux doivent prendre en charge l’intégralité des coûts de réparation des dommages causés.
Publication : 14 novembre 2012
Ce plan d’action, lancé par la Commission européenne le 14 novembre 2012, définit une stratégie visant à assurer la disponibilité d’une eau de qualité en quantité suffisante pour répondre aux besoins des populations, de l’économie et de l’environnement à travers l’Union. Pour atteindre l’objectif d’un bon état de l’eau d’ici à 2015 déjà fixé par la directive-cadre sur l’eau, la Commission propose :
Dans plusieurs pays d’Europe, la rareté de l’eau a été identifiée comme une menace sérieuse qu’il convient de prendre en compte. La Communication de la Commission européenne sur ce sujet présente aux États membres un ensemble de recommandations et d’orientations stratégiques pour traiter ce problème.
La Commission européenne souligne le caractère-clé de la mise en œuvre complète de la directive-cadre Eau. Par ailleurs, elle recommande la mise en place de politiques de tarification de l’eau efficaces, basées sur l’analyse économique des utilisations et de la valeur de l’eau.
La Commission européenne appelle également au développement d’un cadre communautaire efficace pour le financement des infrastructures d’approvisionnement en eau. L’optimisation des infrastructures existantes doit être privilégiée avant toute nouvelle construction.
Cette Directive complète la Directive 2006/11/EC relative à la pollution causée par certaines substances dangereuses déversées dans les milieux aquatiques, qui liste 8 substances prioritaires à éliminer des eaux de surface. Elle définit des standards de qualité des eaux de surfaces, et fixe des limites de concentration pour 33 substances dites « prioritaires » du fait du risque important pour la santé et l’environnement qu’elles constituent.
Parmi ces substances prioritaires, 13 sont jugées dangereuses et ne devront donc plus être émises d’ici 2021. L’émission des autres substances devra être réduite à hauteur des objectifs nationaux. Par ailleurs, la Commission européenne a proposé le 31 janvier 2012 l’ajout de 15 nouvelles substances aux restrictions prévues par la directive.
Cette directive vise à protéger les eaux souterraines de la pollution et de la détérioration, par la prévention et la limitation d’injections d’agents polluants dans le milieu. Elle instaure différents critères d’évaluation du statut chimique des eaux souterraines et de leur niveau de pollution.
De plus, les États membres doivent instaurer des valeurs limites pour les substances polluantes présentes dans les eaux souterraines identifiées comme étant « à risque ».
Cette directive vise à protéger l’environnement des effets néfastes des rejets des eaux urbaines résiduaires. Elle introduit 4 grandes obligations :
Cette directive vise à protéger les eaux des effets nocifs des nitrates d’origine agricole. Pour ce faire, les États membres doivent :
Cette directive vise à optimiser l’utilisation des boues issues du traitement des eaux usées dans l’agriculture tout en prévenant leurs effets nocifs sur la santé et l’environnement. Elle interdit l’utilisation des boues non traitées en agriculture, à moins qu’elles soient injectées ou incorporées dans le sol.
La directive définit des valeurs limites de concentration pour les métaux lourds présents dans les boues. Elle impose également aux États membres de fournir des informations détaillées sur leurs boues d’épuration (quantité produite, quantité utilisée dans l’agriculture, type de traitement subi ou encore composition).
Cette directive sur l’eau potable définit les standards de qualité de l’eau distribuée aux consommateurs à partir de différents paramètres (turbidité, chlorite, arsenic, organohalogénés volatils, nickel…). Le plomb est particulièrement visé par cette directive, l’objectif étant qu’à terme, il n’y ait plus aucun contact entre l’eau potable et les canalisations en plomb. Par ailleurs, cette directive impose aux États membres d’informer régulièrement les consommateurs sur la qualité des eaux distribuées.
La révision à venir de la Directive devrait permettre d’intégrer la gestion préventive des risques sanitaires recommandée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Afin de protéger la santé et l’environnement, cette directive vise à réduire et prévenir la pollution des eaux de baignade. Les États membres sont tenus de surveiller et évaluer la qualité de leurs eaux de baignade, après avoir préalablement mis en place des procédures d’évaluation des risques.
De plus, les informations relatives au classement, à la description des eaux de baignade et de leur pollution éventuelle doivent être facilement accessibles au public, à proximité de la zone concernée.