Bilan et perspectives



La publication exhaustive des résultats de la Feuille de route Développement durable ainsi que ceux du reporting environnemental, social et sociétal qui la sous-tend donne toute la mesure de la valeur extrafinancière de SUEZ ENVIRONNEMENT et du chemin parcouru en matière d’intégration de la politique Développement durable à la stratégie globale du Groupe.

En 2014, et conformément aux recommandations de la GRI G4 et de l’l’IIRC (Conseil International sur le reporting intégré), nous poursuivrons ces efforts vers un reporting de plus en plus intégré : ajustement de la définition des enjeux avec nos parties prenantes comme nous le pratiquons maintenant depuis plusieurs années, tests de matérialité de manière à construire le reporting sur l’ensemble des facteurs qui influent notre capacité à créer de la valeur sur la durée.

Au-delà, les résultats de la première année de la nouvelle feuille de route 2012-2016 confirment la pertinence de la démarche que nous avons choisie, à savoir de structurer notre politique de développement durable autour d’objectifs datés-chiffrés : elle permet de fédérer l’ensemble des entités du Groupe et de piloter les actions de progrès en inscrivant les processus dans les systèmes managériaux : en ce sens, elle a un vrai rôle d’aiguillon et permet d’ajuster les plans d’action pour avoir l’assurance raisonnable d’atteindre nos objectifs 2016, et donc de répondre aux nouveaux défis environnementaux, sociaux et sociétaux.

Et notamment celui du réchauffement climatique. A cet égard, le volet 2 du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendu public le 31 mars dernier, donne à nouveau, et cette fois-ci sur le ton de la mise en garde, toute la mesure du chemin à parcourir. Depuis plusieurs années déjà, SUEZ ENVIRONNEMENT s’est mis en ordre de marche pour proposer des solutions d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au changement climatique. C’est bien tout l’enjeu de la valorisation matière et énergétique qui est en train de transformer l’activité Déchet en Europe ; c’est également l’objectif majeur de l’activité Eau qui développe des solutions pour maîtriser les consommations, augmenter la quantité d’eau disponible et, via les technologies du smart, renforcer la résilience des villes aux aléas climatiques. En 2014, nous poursuivrons dans cette voie en visant également de nouveaux progrès en matière d’efficacité énergétique et de performance de nos propres process industriels : auto-alimentation des sites, connexion des installations avec les réseaux de chaleur et les réseaux de gaz, protection et restauration de la biodiversité. Notre ambition, dans la perspective de la COP 21, est de stimuler l’innovation autour de l’enjeu climat et de proposer à nos clients collectivités locales et industriels les solutions qui leur permettront d’accroître leur performance environnementale tout en s’adaptant à la raréfaction des ressources

Le réchauffement climatique donne aujourd’hui plus d’acuité encore à la nécessité de renforcer les politiques pour permettre à un nombre croissant de personnes l’accès à l’eau à des conditions économiques acceptables, dans les pays en développement comme dans les pays développés : là aussi les solutions existent, qu’il s’agisse de systèmes de tarifications sociales ou de solutions qui permettent, dans les pays émergents, de garantir, y compris dans les zones d’habitat informel, le raccordement au réseau et la continuité de l’alimentation en eau potable. Mais il convient, dans les années qui viennent, de déployer les expérimentations à plus grande échelle, de renforcer sur ces sujets nos engagements et d’en améliorer la traçabilité : nous nous y efforcerons dès 2014.

La raréfaction des ressources, tout comme leur protection, conduit à faire évoluer, dans le même temps les modèles économiques, qu’il s’agisse de les inscrire dans une logique d’économie circulaire ou de rémunération à la performance environnementale. Tout invite à penser les choses différemment et à inventer des modèles qui soient capables de répartir la valeur créée entre plusieurs acteurs, de donner un prix aux externalités, comme par exemple celles liées aux services rendus par les écosystèmes, ou de prendre en compte la valeur d’usage. Sur ces sujets, nous ne sommes qu’au début d’une transformation profonde, qui demande de mobiliser la recherche, de faire appel à l’expertise des économistes et de mettre en œuvre, en collaboration avec les industriels et les collectivités, de nouvelles expérimentations, en France et à l’international. Ce sont en effet ces nouveaux modèles, de boucles locales d’économie circulaire par exemple, qui permettront, en accompagnant des démarches telles que Vivapolis, de répondre aux attentes d’une Ville Neuve, résiliente et intelligente, sobre dans la gestion des ressources et capable de fournir des services d’eau, d’assainissement et de propreté à un nombre grandissant d’urbains, et cela dans le cadre d’une gouvernance de plus en plus participative.

Enfin, et ce sera l’une de nos préoccupations fortes en 2014, nous conduirons ces changements dans un esprit d’intelligence collective : en donnant à nos collaborateurs les moyens de s’adapter aux transformations, en attirant des talents issus de la diversité ; en renouvelant également nos instances de dialogue avec les parties prenantes. Et cela, à l’échelle corporate, à l’échelle contractuelle, à l’échelle de nos clients, industriels, collectivités locales ou consommateurs : c’est avec eux que nous construirons nos services de demain, c’est grâce à l’écoute de leurs attentes que nous progresserons, c’est pour eux que nous serons – nous y consacrerons en tout cas tous nos efforts – au rendez-vous de nos objectifs 2016.