Priorité n°3 - Engagement n°10


CO-CONSTRUIRE
DES SOLUTIONS
ET DIALOGUER
AVEC NOS PARTIES
PRENANTES

 

Enjeux

La protection des ressources et de l’environnement résulte de l’action conjuguée de multiples parties prenantes et requiert des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque territoire et de ses usagers.

C’est sur sa capacité d’écoute et de dialogue que s’ancre la pertinence des nouvelles offres que SUEZ ENVIRONNEMENT propose. Cette conviction a conduit le Groupe, il y a plus de 10 ans, à mettre en place une ambitieuse démarche de concertation. Elle l’amène aujourd’hui à engager ses clients et partenaires – entreprises, associations et organismes de recherche – dans la co-construction de solutions opérationnelles et le co-pilotage de leur mise en œuvre. Aucune solution technique ne saurait réellement fonctionner sans que ses artisans et ses bénéficiaires ne se la soient appropriée. Aussi, le développement de nouveaux services requiert-il une action concertée des collectivités et de leur opérateur avec les parties prenantes, bailleurs et usagers.

Performance

Informer, interagir et co-construire avec l’ensemble des acteurs concernés par un sujet, un projet, ou un nouveau service : c’est une méthode que SUEZ ENVIRONNEMENT développe à tous les échelons du Groupe, en s’adaptant à chaque situation territoriale.

Les formes du dialogue et de la co-construction tout comme les actions qu’ils induisent sont très diverses. En outre, Internet est de plus en plus sollicité pour favoriser ces interactions. A l’échelon des filiales, Lyonnaise des Eaux a publié en novembre 2013, un nouveau Cahier de l’eau, intitulé, “Eau, sciences et technologies, quelles innovations pour une gestion durable de l’eau ?”, un résultat du Forum de dialogue Idées Neuves sur l’Eau présidé par Luc Ferry, processus qui lui a permis de refonder sa politique d’innovation au plus près des attentes des parties prenantes. De son côté, Degrémont a poursuivi le déploiement du Stakeholder Toolkit élaboré par le Groupe, notamment au Mexique. Cette méthodologie identifie et analyse les enjeux auxquels sont confrontées les filiales et les parties prenantes concernées afin de concevoir une véritable politique d’animation du dialogue local. Lyonnaise des Eaux l’a également mise en œuvre en Martinique,ainsi que sur les sites de Dôle et de Lyon. En France, le nombre de propositions de mise en place de structures de dialogue avec les parties prenantes dans la réponse aux appels d’offres croît de manière significative. Les directions clientèles ont également commencé à s’emparer en 2013 de telles méthodes pour co-construire, avec les consommateurs, de nouveaux services.

A l’échelon du Groupe, et après avoir débattu fin 2012 de sa nouvelle feuille de route pour 2012-2016, avec un panel de 16 parties prenantes, SUEZ ENVIRONNEMENT a procédé en 2013 à une évaluation approfondie des résultats des “stakeholder sessions”. Organisées depuis 2007 sous l’égide du Comité 21, ces réunions ont associé 97 organisations à la réflexion stratégique du Groupe en matière de développement durable. Huit sessions ont été tenues à Paris et New York. Ce dialogue a engendré des actions concrètes comme la création du Fonds SUEZ ENVIRONNEMENT Initiatives ou encore la publication de la Charte éthique. Il a également contribué à faire évoluer le Groupe en matière de gouvernance de ses contrats, accompagnant le développement des nouveaux types de contrats comme Alliance en Australie (Melbourne, Adélaïde), les contrats de management à Alger ou encore les chartes de gouvernance mises en place par Lyonnaise des Eaux. L’évaluation menée avec le Comité 21 a également souligné les limites du processus comme la faible implication des partenaires sociaux ou le déséquilibre des échanges au détriment des activités Déchets. Elle a également souligné la nécessité de renforcer l’articulation de ce processus avec les démarches de dialogue des filiales et les diverses instances de gouvernance du Groupe. Présentée au Comité Ethique et Développement durable du Conseil d’Administration, cette évaluation est le point de départ d’une remise à plat du dispositif de dialogue à l’échelle corporate. Elle inclue la rénovation du panel d’experts indépendants accompagnant le Groupe, le Foresight Advisory Council.

(1) – Indicateur utilisé : nombre de débats et de réunions publiques.
Balises GRI
4.4 — 4.6 — 4.13 — 4.14 — 4.15 — 4.16 — 4.17 — SO9
Objectifs 2016
Objectifs de progrès
Proposer aux autorités la mise en place de structures de dialogue avec les parties prenantes lors de la signature de nouveaux contrats de taille significative (plus de 300 000 habitants).

Systématiser, pour les projets d’installations industrielles complexes et à fort enjeu territorial, le dialogue en amont avec les parties prenantes, et réaliser à chaque fois une analyse préalable des impacts territoriaux (1).

Organiser régulièrement des stakeholder sessions à l’échelle du Groupe, afin d’associer ONG, élus et experts aux évolutions et à l’évaluation de notre politique de Développement durable.

Bonnes pratiques

SUEZ ENVIRONNEMENT / Degrémont (Australie)
Une gouvernance partagée

SUEZ ENVIRONNEMENT inscrit ses activités dans de nouvelles formes de contrat, notamment en Australie avec le modèle Alliance, à Perth et Adelaïde. Ces Partenariats Publics Privés reposent sur une gouvernance et un management communs via des structures regroupant des représentants de chacune des parties liées au contrat : les opérateurs privés, et la société publique de services d’eau de l’Etat. Ce type de contrat prévoit également le partage des risques et des bénéfices entre l’opérateur et le client. Cette forme de partenariat, basée sur un processus de co-construction permanent, permet une vision partagée sur le long terme, et un égal accès aux compétences et aux techniques.

Lyonnaise des Eaux (France)
Une démarche de “Design Thinking” autour de l’eau dans la ville

Depuis 2012, l’Entreprise régionale Rhône Alpes Auvergne de Lyonnaise des Eaux expérimente sur son territoire, avec ses clients collectivités locales, une démarche de “Design thinking”. Cette méthodologie consiste à faire émerger de nouveaux produits ou services en partant des attentes et des comportements des utilisateurs. L’équipe de designers a tout d’abord recueilli les réactions et les attentes des habitants et “parties prenantes” d’un quartier sur le thème “eau, nature et ville de demain”. A l’issue de cette consultation et sans aucune censure a priori, l’équipe a testé une vingtaine de propositions de services auprès d’un panel composé d’experts, d’élus locaux et de responsables des services territoriaux, mais aussi de responsables associatifs, d’acteurs économiques et d’habitants de l’ensemble du territoire. Après cette phase de test de l’acceptabilité sociétale des projets, une dizaine d’entre eux ont été étudiés par les experts de Lyonnaise des Eaux. Aujourd’hui six projets issus de cette démarche sont en cours de transformation en offres de services dans des domaines aussi variés que la valorisation de la biodiversité urbaine, la gestion du grand cycle de l’eau, la scénographie de l’eau dans la ville ou la promotion de l’écocitoyenneté.

SITA Australie
Un programme de soutien aux initiatives solidaires

SITA Australie a créé un nouveau programme, “SITA Community Grants”, afin de structurer ses actions de soutien aux initiatives solidaires. Lancé en Octobre 2013, ce programme offre aux associations locales une plateforme unique pour déposer leurs demandes de financement. A la clé, une distribution plus équitable et transparente des fonds disponibles. Les dons sont attribués semi annuellement et compris entre 500 et 5 000 dollars. Ils sont destinés à soutenir les activités locales et la participation des citoyens à des projets sociaux ou environnementaux locaux qui ont un impact positif sur le développement durable. Le premier appel à financement s’est clos le 31 janvier 2014 et les projets retenus ont été annoncés en mars.




Balises GRI
4.4 — 4.6 — 4.13 — 4.14 — 4.15 — 4.17 — SO9 — SO10