Priorité n°1 - Engagement n°3


AMELIORER L’EMPREINTE
ENVIRONNEMENTALE
DE NOS INSTALLATIONS
ET DE NOS SERVICES

 

Enjeux

L’amélioration de l’empreinte environnementale des installations et des services proposés aux collectivités est un axe important de notre politique RSE et de Développement Durable.

La contribution du Groupe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre passe par plusieurs moyens : la réduction des émissions liées aux traitements des déchets, l’accroissement des émissions évitées grâce à la valorisation matière et énergie des déchets, l’amélioration de l’efficacité énergétique des installations.

La protection de la biodiversité participe également à la réduction de l’empreinte environnementale. Elle inclut la généralisation de plans d’action sur les sites gérés par le Groupe, des partenariats scientifiques en matière de recherche, d’innovation et de développement, ainsi qu’une contribution significative aux travaux sur la valorisation économique des services rendus par les écosystèmes.

Performance

Le Groupe s’est fixé pour objectif d’atteindre en 2016 le ratio de 2 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre évitées pour une tonne émise sur le périmètre propreté Europe.

En 2013, ce ratio s’établit à 1,72 contre 1,25 en 2012. La contribution du Groupe à l’évitement des émissions de gaz à effet de serre se renforce, passant de 5,9 Mt CO2 e en 2012 à 7,6 MtCO2 e en 2013. Ces résultats traduisent la progression de la valorisation des déchets, qu’elle soit matière ou énergétique (cf. engagement no 2). Parallèlement, les émissions de CO2 s’élèvent en 2013 à 4,4 millions de tonnes sur le périmètre propreté Europe, contre 4,7 en 2012. Outre l’impact du ralentissement de l’activité économique, il faut y voir la poursuite des efforts destinés à mieux capter le méthane issu des centres de stockage des déchets. La production utile d’énergie provenant des usines d’incinération, de la méthanisation ou la valorisation du biogaz des centres de stockage s’élève en 2013 à 5,138 GWh.

La performance de SUEZ ENVIRONNEMENT en termes de maitrise de ses émissions de CO2 est évaluée annuellement par le Carbon Disclosure Project(1). L’amélioration de l’empreinte envronnementale des installations et des services passe aussi par des progrès en matière d’efficacité énergétique. Celle-ci sert tout autant des objectifs de réduction des coûts que d’émissions de CO2 , notamment pour les procédés les plus énergivores. En 2013, la consommation énergétique s’est stabilisée avec une moyenne de 2,1 MWh par kg de charge organique éliminée (DBO5) pour l’assainissement et de 370 Whe par m3 d’eau potable produite.

La biodiversité est un enjeu à part entière pour SUEZ ENVIRONNEMENT qui poursuit plusieurs objectifs. En premier lieu, la préservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité par la mise en oeuvre de plans d’action sur les sites identifiés par le Groupe comme sensibles. En 2013, 111 plans d’action sont en cours sur ces sites, le plus souvent en partenariat avec des associations et des organismes experts. En France par exemple, SITA s’est associé avec le Museum national d’Histoire naturelle pour valider et tenir à jour les inventaires nationaux de la faune et de la flore, ainsi que les habitats des différentes espèces. Le deuxième objectif en termes de biodiversité consiste à mettre en œuvre une véritable filière écologique dans l’activité Eau. Des projets de recherche ont été lancés pour améliorer les connaissances sur le fonctionnement des écosystèmes afin d’expérimenter des procédés naturels d’épuration. Le Groupe travaille également, en France et aux Etats-Unis, sur les pistes ouvertes par la compensation écologique, qui consiste à financer et réaliser une action générant un gain pour la biodiversité jugé au moins équivalent à la perte engendrée par une autre action. Enfin, le Groupe se préoccupe de l’intégration des infrastructures dans leur environnement. Ainsi, SAFEGE et Lyonnaise des Eaux participent depuis deux ans au programme de recherche Girel pour la restauration écologique du littoral méditerranéen. En Australie, l’usine de dessalement construite par Degrémont à Melbourne répond à ce critère d’intégration dans le paysage grâce à un toit végétalisé, un aménagement paysager extrêmement poussé et une empreinte au sol réduite.

(1) – Résultats disponibles sur https://www.cdp.net/CDPResults/CDP-France-Climate-Change-Report-2013.pdf.
(2) – Source Eurostat, 2008.
(3) – Périmètre : Déchets Europe.
Balises GRI
DMA EN — EN5 — EN6 — EN7— EN11 — EN12 — EN13
Objectifs 2016
Objectif quantitatif
Atteindre en 2016 le ratio de 2 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre évitées pour 1 tonne émise (périmètre déchets Europe).

Augmenter de 15 % la production utile d’énergie (périmètre déchets Europe),c’est-à-dire d’environ 700 GWh supplémentaires, par rapport à 2011, soit la consommation annuelle d’énergie de plus de 100 000 Européens (sur la base d’une consommation d’énergie d’environ 7 MWh par habitant et par an (2)).

Biodiversité : faire progresser le nombre de plans d’actions, réglementaires et volontaires, mis en œuvre sur des sites sensibles situés dans ou à proximité de zones protégées
Objectifs de progrès
Améliorer l’efficacité énergétique des usines de production d’eau potable et des stations d’épuration, à service rendu équivalent.

Augmenter, pour l’activité Eau, le ratio production d’énergie/ consommation d’énergie (indicateur : kWh d’énergie produite/kWh d’énergie consommée).



Indicateurs
Ratio contribution aux émissions de GES évitées/ émissions de GES directes et indirectes(3)
(en tonnes équivalent CO2)
Production d’énergie utile
(GWh)
Nombre de plans d’actions mis en œuvre sur les sites sensibles vis-à-vis de la biodiversité

Bonnes pratiques

Sino French Water (Chine)
InnoDry 2E, une solution innovante de séchage des boues

La nouvelle technique d’épuration des boues de Degrémont, “InnoDry 2E ”, a fait ses preuves dans la station d’épuration du parc industriel de Suzhou gérée par Sino French Water, filiale de SUEZ ENVIRONNEMENT. Cette technique consiste à sécher les résidus du traitement des déchets pour les revaloriser sous forme de combustible. Après deux ans d’activité, 150 000 tonnes de boues ont été traitées par ce procédé, ce qui a permis d’éviter l’émission de 41 000 tonnes de CO2.

United Water (USA)
Un projet de compensation écologique

Une relation ternaire entre GreenVest, une société spécialisée dans la gestion des ecosystèmes, un aéroport du New Jersey et la filiale américaine de SUEZ ENVIRONNEMENT, United Water, est à l’origine du plan de restauration d’une zone humide de 6 hectares.

Les projets d’extension de l’aéroport de Teterboro vont en effet empiéter sur une zone humide et l’aéroport est tenu de compenser les dommages occasionnés. United Water est pour sa part propriétaire d’un site de zones humides à Closter et Haworth, dans le New-Jersey, très endommagé par le passage de l’ouragan Sandy. GreenVest a donc proposé de le remettre en état et de valoriser la restauration pour compenser les projets de l’aéroport. En effet, le New Jersey bénéficie d’un système de banque de compensation écologique perfectionné. A terme, 12 hectares supplémentaires pourraient être restaurés. GreenVest assurera la maintenance et le suivi des travaux pendant 5 ans, avant de passer le relais à United Water.

Agbar (Espagne)
Prix du meilleur Projet de la European Projects Association

Le projet “Life + Aquaenvec”, coordonné par le Cetaqua, centre de recherche d’Agbar, a remporté le prix 2013 du meilleur projet de la European Projects Association. Cette association soutient des projets de R&D et des innovations capables d’améliorer le cadre de vie des Européens. Le projet du Cetaqua est un outil d’aide à la décision en matière de gestion de l’eau. Sachant que la planification et l’anticipation des besoins font souvent défaut dans ce domaine, Aquaenvec a voulu proposer une méthodologie pour que les collectivités locales, mais aussi les acteurs privés, améliorent l’écoefficacité de leur gestion. Sa méthode associe des outils d’analyse du cycle de vie de l’eau avec le calcul de coûts associés. Elle peut s’adapter aux contextes locaux et intégrer les partenariats entre les différentes parties prenantes.

Degrémont (France)
Une solution de valorisation énergétique pour les plus petites stations d’épuration

Pour des raisons économiques, les procédés de digestion des boues sont souvent réservés aux stations d’épuration de taille importante. A l’occasion du renouvellement du contrat de délégation du service public de l’assainissement de la Communauté d’Agglomération de St Quentin en Yvelines, Degrémont a proposé d’installer sur une station d’épuration de taille moyenne (40 000 eqh) un digesteur métallique breveté par la société, de doper son fonctionnement par un apport extérieur en graisses, et de transformer le biogaz produit en biométhane pour injection dans le réseau de gaz de ville. Cette innovation a été primée lors des Trophées de l’Innovation 2014 de SUEZ ENVIRONNEMENT.




Balises GRI
2.10 — EN13 — EN5 — EN6 — EN7 — EN14 — EN26