Protection

CHANGEMENT CLIMATIQUE, BOOM DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION ACCENTUENT LES PRESSIONS SUR LA RESSOURCE EN EAU. CHAQUE JOUR, PRÈS DE 200 000 PERSONNES EN MOYENNE REJOIGNENT UNE VILLE DANS LE MONDE ET LA POPULATION MONDIALE DEVRAIT COMPTER 9 MILLIARDS D’INDIVIDUS EN 2050. AUTANT D’HABITANTS POUR LESQUELS IL FAUT ASSURER LES SERVICES ESSENTIELS DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT, TOUT EN PROTÉGEANT L’ENVIRONNEMENT.

 PROTÉGER LA RESSOURCE EN EAU

La protection de la ressource implique d’intervenir à tous les stades du cycle de l’eau et de mobiliser tous les acteurs concernés : population urbaine, industriels, agriculteurs, associations…

DÉVELOPPER L’ASSAINISSEMENT POUR AMÉLIORER LA QUALITÉ DES MILIEUX AQUATIQUES

En Europe, environ 40 % des eaux de surface et 30 % des nappes souterraines risquent de ne pas atteindre l’objectif de “bon état écologique” défini par la directive européenne pour l’horizon 2015. SUEZ ENVIRONNEMENT propose, avec ses clients, des solutions pour progresser dans ce domaine et réduire la pollution déversée vers le milieu naturel.

MAGES, pour éviter la pollution : cet outil informatique permet au Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) d’agir en “aiguilleur des flux”, grâce à une veille permanente 24h/24. En cas d’orages, le système permet d’éviter la saturation du réseau et des stations d’épuration. Ce dispositif a permis de réduire de 15 à 30 % les rejets directs d’eaux polluées dans la Seine. Une technologie analogue a également été développée pour l’agglomération de Barcelone.

Mise en oeuvre du schéma d’assainissement des eaux usées de Santiago du Chili : grâce à un programme ambitieux d’investissement et de construction d’installations d’épuration sur 10 ans, Aguas Andinas va permettre à la région de Santiago, soit une agglomération de 6,2 millions d’habitants, d’épurer 100 % de ses eaux usées au 1er semestre 2012, alors que le pays n’en traitait que 3 % en 1999.

PROMOUVOIR LA MAÎTRISE DE LA CONSOMMATION PAR LES PARTICULIERS, DE PLUS EN PLUS RÉCEPTIFS À UN USAGE RESPONSABLE DE L’EAU

Télé-relève à Malte : pour pallier le déficit en eau, l’État implique chaque citoyen dans une démarche de gestion raisonnée de la ressource. Le système de télé-relève SUEZ ENVIRONNEMENT, qui équipe tous les foyers maltais, permet dans le cadre d’un partenariat avec IBM aux 400 000 habitants de suivre en temps réel la consommation d’eau et de repérer rapidement des consommations anormales.

Un modèle contractuel privilégiant la performance environnementale : une rémunération des opérateurs fondée exclusivement sur les volumes d’eau consommés n’a plus de sens dès lors que la préservation des ressources en eau et la maîtrise des consommations sont au coeur des priorités. Lyonnaise des Eaux propose à ses clients un nouveau modèle contractuel basé sur des objectifs environnementaux, techniques et sociaux : rendement du réseau, qualité de l’eau distribuée, qualité des rejets de la station d’épuration, etc… Ainsi à Agde ou à Bry-sur-Marne, la performance de Lyonnaise des Eaux est mesurée à l’aide d’indicateurs, dont la progression conditionnera une partie de sa rémunération.

Une Maison de l’eau à Bordeaux (France) : créée en 1998, elle vise à développer des comportements éco-citoyens grâce à une offre pédagogique délivrée par quatre animateurs. Près de 30 000 personnes ont été sensibilisées aux enjeux de l’eau et du développement durable ; près de 350 opérations de proximité ont été menées en 2010, dans le but d’entretenir un dialogue direct avec le grand public et les scolaires, de la maternelle aux post-baccalauréats.

PRÉSERVER LA RESSOURCE EN EAU ET LES MILIEUX AQUATIQUES GRÂCE À DES ACTIONS AVEC LES PROFESSIONNELS DU MONDE AGRICOLE EN FAVEUR D’UNE AGRICULTURE DURABLE

L’agriculture représente à elle seule 70 % de la consommation d’eau dans le monde. Pour soutenir les évolutions vers une agriculture durable, SUEZ ENVIRONNEMENT s’engage auprès des agriculteurs avec des solutions concrètes.

Améliorer l’efficience des systèmes d’irrigation : dans les pays confrontés aux fréquents épisodes de sécheresse, la gestion de l’irrigation est un axe-clé de la préservation de la ressource en eau. En Espagne, RegControl, mis au point par Agbar, permet de piloter en temps réel le processus d’irrigation, en s’adaptant aux spécificités de chaque culture.

Protéger les bassins d’alimentation des captages : les pratiques agricoles sont essentielles au regard du maintien et de l’amélioration de la qualité des masses d’eau et des écosystèmes. En France, la signature de conventions tripartites entre Lyonnaise des Eaux, les collectivités et le monde agricole permet de faire progresser les pratiques :

    • en Bretagne, avec le syndicat de l’Horn dans les Côtes-d’Armor et les organisations agricoles, les éleveurs et les maraîchers sont formés aux bonnes pratiques,
    • même approche à Dunkerque, où l’objectif est de limiter les rejets de nitrates dans le champ captant de Houlle-Moulle par la mise en oeuvre d’une agriculture raisonnée,
    • à Orléans, la 3e convention tripartite Ville-Chambre d’Agriculture-Lyonnaise des Eaux autour de la protection des captages du Val a été signée en 2011.

Par ailleurs, Lyonnaise des Eaux a développé un outil dédié, Nitrascope, qui permet de quantifier l’impact des pratiques actuelles et futures en matière de pollutions diffuses liées aux nitrates.

 

LE POINT DE VUE DE

ALAIN GUILLEMIN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE TERRENA, PREMIÈRE COOPÉRATIVE AGRICOLE FRANÇAISE (22 000 ADHÉRENTS)

“Nous avons décidé de créer une société commune avec Lyonnaise des Eaux parce que nous sommes convaincus que l’agriculture doit relever un immense défi : produire mieux et plus avec moins. Protection des bassins versants, valorisation de la matière organique issue des effluents d’élevage et gestion de l’eau agricole seront au coeur des sujets de cette société qui veut contribuer à inventer une nouvelle agriculture”.

 

DÉVELOPPER DES RESSOURCES EN EAU ALTERNATIVES

PRODUIRE UNE EAU DE QUALITÉ ADAPTÉE À CHAQUE TYPE D’USAGE

En Californie, le plus important programme américain de réutilisation des eaux usées : depuis 1995, United Water s’engage avec le West Basin Municipal Water District à augmenter le volume des eaux usées réutilisées. Avec l’objectif de remplacer la moitié de l’eau potable importée par de l’eau recyclée. 5 qualités d’eau différentes sont produites chaque jour répondant aux besoins de 300 utilisateurs : alimentation en eau des raffineries telles que Chevron et Exxon, recharge de nappes souterraines, arrosage des golfs et des espaces verts…

À Milan (Italie), produire une eau adaptée au monde agricole : l’usine de recyclage des eaux usées fournit une eau en quantité, y compris en période de sécheresse, pour l’irrigation des cultures. La désinfection par ultra-violets assure l’innocuité des eaux traitées et autorise leur utilisation en cultures maraîchères. Cette technologie sécurise ainsi l’irrigation de 22 000 hectares.

UTILISER L’EAU DE MER

Dessalement à Perth et à Melbourne (Australie) : en Australie, continent fortement impacté par les effets du changement climatique, les usines de dessalement de Perth et de Melbourne construites par SUEZ ENVIRONNEMENT ont pour objectif d’alimenter en eau douce plus de 1,5 million d’habitants, tout en préservant l’environnement. À Perth, le système de rejet des saumures a fait l’objet d’une étude approfondie par le Water Research Laboratory (University of New South Wales) pour éviter les impacts sur la zone marine protégée en aval.

 

PRÉSERVER ET ENRICHIR LA BIODIVERSITÉ

Aux côtés de la mobilisation contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité constitue un immense défi. Altération des habitats, Surexploitation des espèces, Destruction des écosystèmes, … il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Confronté au développement d’espèces végétales envahissantes, United Water a déployé un plan d’actions volontariste sur les espaces naturels qu’il gère dans le New Jersey. L’utilisation de coccinelles, friandes des herbacées envahissantes, et le ramassage mécanique des châtaignes d’eau permettent de préserver l’habitat et le développement des plantes indigènes.

En France, le partenariat signé en 2009 avec France Nature Environnement –qui regroupe 3 000 associations agissant pour la protection de l’environnement– permet d’avancer concrètement : inventaires faune/flore et opérations de restaurations écologiques lancés sur des zones humides, mais aussi élaboration d’un guide méthodologique dont l’objectif est de faciliter la concertation avec les agriculteurs, les propriétaires privés riverains, les collectivités, les entreprises et les associations.